Sommaire
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Le calendrier animalier en 6 périodes
| Période | Ce que vous observez | Où |
|---|---|---|
| Janvier à mars | La mise bas des gnous et les prédateurs à l’affût | Plaines de Ndutu, sud du Serengeti |
| Mai à juin | Les colonnes en marche vers l’ouest | Couloir de la rivière Grumeti |
| Juillet à octobre | Les traversées de rivière et les crocodiles | Nord du Serengeti, rivière Mara |
| Juin à octobre | Des troupeaux d’éléphants massés sur la rivière | Parc national de Tarangire |
| Novembre à juin | Les oiseaux d’eau et les lions grimpeurs | Parc national du lac Manyara |
| Toute l’année | 25 000 grands animaux sur un espace fermé | Cratère du Ngorongoro |
4 temps forts de la grande migration
La grande migration constitue le premier repère du calendrier animalier. Près de 2 millions de gnous, 300 000 zèbres et 900 000 gazelles de Thomson décrivent une boucle d’environ 1 000 km, d’après l’UNESCO.
Autrement dit, le troupeau demeure observable toute l’année, à condition de viser le bon secteur du Serengeti.
Voici les 4 séquences qui rythment ce cycle :
- La mise bas rassemble les femelles dans les plaines du sud entre janvier et mars, selon le Routard.
- La remontée vers l’ouest suit en mai et juin, le long du couloir de la rivière Grumeti.
- Les traversées de la rivière Mara animent le nord du parc de juillet à octobre, sous l’œil des crocodiles.
- La descente vers le sud referme le cycle en novembre et décembre, par le centre du Serengeti.
Le constat d’Agustino, notre partenaire tanzanien
Agustino situe le troupeau à l’oreille avant de le voir, au bruit sourd des sabots qui porte à plusieurs kilomètres dans les plaines. Ses pisteurs le suivent au jour le jour et transmettent la position aux chauffeurs chaque matin, ce qui nous permet de reporter une étape de 24 heures si les colonnes d’animaux avancent plus vite que prévu.
Juin à octobre : la saison sèche rassemble les troupeaux
La saison sèche, de juin à octobre, demeure la fenêtre la plus sûre pour voir des animaux en Tanzanie.
À mesure que les mares s’assèchent, la faune converge vers les rares cours d’eau permanents, et l’herbe rase dégage la vue sur des centaines de mètres.
Les grands félins deviennent alors bien plus faciles à repérer, l’UNESCO recensant 4 000 lions, 1 000 léopards et 225 guépards dans l’écosystème du Serengeti.
Le parc national de Tarangire illustre parfaitement ce mécanisme. Sa rivière constitue l’unique source d’eau permanente de la zone, si bien que des troupeaux d’éléphants pouvant compter jusqu’à 300 individus s’y pressent entre juin et octobre, entre les baobabs et les acacias.
Nos observations
La sécheresse profite aussi au confort du voyage, car les pistes durcissent et les journées gardent une chaleur supportable en altitude. Chez Tanzanie Evasion, nous embarquons des jerricanes d’eau dans chaque 4×4 plutôt que des bouteilles en plastique, et nos chauffeurs positionnent le véhicule face au soleil levant pour que la lumière tombe du bon côté sur les troupeaux.
Ngorongoro, Manyara, Tarangire : une faune présente à l’année
Trois parcs du nord donnent accès à des observations riches même lorsque le troupeau se trouve ailleurs.
Le cratère du Ngorongoro tient la première place : cette caldeira fermée abrite quelque 25 000 grands animaux et la plus forte densité de prédateurs mammifères d’Afrique selon l’UNESCO, rhinocéros noir compris. Sa faune y réside à l’année, ce qui rend l’observation possible en toute saison.
Le lac Manyara prend le relais pendant la saison verte, entre novembre et juin, quand plus de 400 espèces d’oiseaux peuplent ses rives et que les lions grimpeurs se reposent dans les acacias. Tarangire, enfin, complète l’ensemble avec 550 espèces recensées, un record parmi les parcs du nord.
Mon conseil
« Ne construisez pas tout un voyage autour d’une seule date de traversée. »
Je retourne en Tanzanie chaque année. Notre circuit phare enchaîne 8 jours entre 3 parcs aux paysages distincts, précisément pour que la réussite du séjour ne dépende jamais d’un seul rendez-vous avec les gnous.
À présent que vous en savez davantage sur quand partir en Tanzanie pour voir les animaux, vous voulez faire coïncider vos dates de congés avec le moment idéal pour observer la faune ?
Confiez votre projet à Tanzanie Evasion : nous positionnerons vos étapes avec Agustino et ses pisteurs, au plus près des troupeaux, et au bon moment !
FAQ – Observation des animaux en Tanzanie
Le mois de septembre concentre le plus d’atouts pour voir des animaux en Tanzanie : la saison sèche bat son plein, les points d’eau attirent les troupeaux et les traversées de la rivière Mara se poursuivent dans le nord du Serengeti. Les mois de juillet et août offrent des conditions comparables, avec une fréquentation supérieure.
Oui, on voit des animaux pendant la saison des pluies, avec quelques nuances. Les herbes hautes réduisent la visibilité et la faune se disperse, faute de dépendre des points d’eau. En contrepartie, les naissances se multiplient, les oiseaux affichent leur plumage nuptial et les parcs accueillent nettement moins de véhicules.
Comptez 6 à 8 jours de safari pour espérer croiser les Big Five, en combinant plusieurs parcs du nord. Le cratère du Ngorongoro apporte le rhinocéros noir, Tarangire les éléphants et le buffle, le Serengeti le lion et le léopard. Aucune agence ne garantit pour autant une observation.
Les animaux se montrent surtout au lever du jour et en fin d’après-midi, quand la température baisse. Les grands félins chassent à ces heures-là, puis se reposent à l’ombre en milieu de journée. Nos chauffeurs partent donc tôt et prévoient une pause au camp aux heures les plus chaudes.
La mise bas des gnous se déroule dans les plaines de Ndutu, au sud du Serengeti, entre janvier et mars. Les femelles y profitent d’une herbe courte et nutritive pour mettre bas en masse. Cette concentration de nouveau-nés attire lions, guépards et hyènes, ce qui en fait la période la plus intense pour observer les prédateurs.
Oui, des jumelles changent radicalement l’observation, notamment pour distinguer un léopard couché dans un arbre ou identifier un rapace. Le 4×4 s’approche rarement à moins de plusieurs dizaines de mètres des animaux, par respect de leur tranquillité. Prévoyez également un appareil photo doté d’un zoom et des batteries de rechange.
Sources :
- UNESCO, Parc national du Serengeti : whc.unesco.org
- UNESCO, Zone de conservation de Ngorongoro : whc.unesco.org
- Routard, Parc national du Serengeti : routard.com
- Routard, Parc national de Tarangire : routard.com
- Routard, Parc national du lac Manyara : routard.com
A propos de l'auteur
Yon Durruthy
Expert en voyage et dirigeant de Yon Évasion et Tanzanie Évasion, Yon Durruthy conçoit depuis plus de 15 ans des itinéraires sur mesure en Afrique de l’Est. Il partage ici les recommandations terrain de son équipe locale, parc après parc.










